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mardi 10 avril 2012

On dirait le Sud... !!!


Pour ce voyage, nous avons raccroché nos vélos et de ce fait, nous allons rejoindre le sud de la Thaïlande et ses fameuses plages idylliques tant vantées des magazines et des reportages télévisés. En effet, jusqu'à présent, nous avions sillonné essentiellement le long du Mékong, côté rural bien moins connu et plus reculé du pays. Après une journée de transition à Bangkok, nous montons dans un train, direction le sud. Cinq heures plus tard, nous approchons les premiers rivages de la mer de Chine, premiers complexes touristiques à l'horizon ; nous venons de passer la station balnéaire de Hua Hin réputée pour ses spots de surf. Pour notre première étape et suite aux conseils d'un ami voyageur, nous préférons nous arrêter sur un site beaucoup moins prisé. Ambiance petit port de pêche, calme et tranquille. Au petit matin, de retour de leur pêche nocturne, les bateaux sont à quai et la balade le long du port est investie par les étals de poissons notamment les calamars en train de sécher au soleil levant. D'ailleurs nous ne manquerons pas de déguster poissons et fruits de mer fraîchement pêchés et cuisinés avec amour sur le front de mer. Un vrai Régal et que du Bonheur... !! (Nous n'oublions pas non plus de remercier Pakdee et ses amis qui nous ont invité à dîner. Soirée très sympathique et conviviale. Belle rencontre une fois de plus en Thaïlande.)
Composée de 3 baies, nous découvrons jour après jour les environs de PRACHUAP KHIRIKHAN qui offre de belles plages, un beau point de vue panoramique et un parc naturel protégé « grâce » à la présence d'une base militaire. Un centre d'étude analyse également le niveau de la montée des eaux, le site étant sur la langue la plus étroite de la Thaïlande. Pour l'anecdote, il est aussi possible de côtoyer des primates, plus précisément des Gibbons, lesquels sont beaucoup plus trognons et amicaux que les macaques.

Une semaine plus tard, changement de lieu et tout autre ambiance. Façade Ouest, nous sommes cette fois-ci sur la mer d’Andaman à KRABI. Nous choisissons de loger à Krabi town pour plus de tranquillité par rapport à Ao Nang, la cité balnéaire par excellence. Mais il faut reconnaître que les environs sont assez fabuleux. Inutile de s'attarder ici dans les descriptifs, le site et les photos ont déjà fait le tour du monde. Bref, on y était …. !


mercredi 21 mars 2012

Mengala-ba !


La Birmanie est le pays de l'Asie-du-Sud-Est qui nous suscitait le plus de curiosité : enclavé entre l'Inde, la Chine et la Thaïlande, ancienne colonie anglaise (de 1824 à 1947) et plusieurs récits de voyage plutôt enchantés et enchanteurs, sans parler de certains événements d'actualité.
« RANGOON » est notre première étape. Mégalopole de plus de 4 millions d'habitants, noyée dans l'agitation des rues, où nous pouvons déjà constater un métissage et une ambiance hindou/asiatique très prononcée. Nous essayons d'appliquer, non sans difficulté, nos quelques rudiments de la langue Birmane, mais la communication sera très vite établie avec de beaux et grands sourires. Sur la plupart des joues et même le bout du nez, le Thanaka est de rigueur (extrait de l'arbre, crème hydratante naturelle et protectrice des rayons du soleil) sous cette chaleur écrasante. La curiosité et l'échange sont au rendez-vous. Véritable grand marché à ciel ouvert, les rues sont inondées d’étals. La nouvelle technologie (téléphone portable et appareil photo) commence à prendre place parmi les objets de récup', les vendeurs de jus de canne à sucre ou de bétel (les crachats rougeâtres maculent les rues) et d'ustensiles en tout genre. Par contre, le poste de téléphone public en pleine rue est assez amusant !
Mais après quelques jours passés en ville, il nous tarde d'aller découvrir l'arrière pays et notamment les deux destinations phares.
Pour commencer, nous passerons une semaine dans le centre du pays sur le « LAC INLE ». L'atmosphère est beaucoup plus paisible et reposante, les soirées sont fraîches. Nos 3 sorties sur le Lac à la découverte des différents villages lacustres et leurs différents marchés nous permettent d'en apprendre un peu plus sur la vie locale de campagne et d'apprécier leurs différents artisanats. Nous nous attarderons surtout à  In Phaw Khone  réputé pour ses ateliers de métiers à tisser d'un autre temps, avec une superbe mécanique tout en bois huilé sur lesquels de jeunes ouvrières, avec une grande dextérité, beaucoup de mérite et souvent pour un salaire dérisoire, créent de magnifiques étoles en soie et en lotus. Le marché de Nampam sera notre préféré, le plus coloré et le plus animé avec ses étales de fruits et légumes à la « bidoche » en passant par les épices et la vannerie. En fin de matinée, à l'arrière « boutique », certains marchands ont tout remballer et recharger leurs marchandises sur des charrettes tractées par deux bœufs ou sur des « mono-tracteurs ». La scène est assez artisanale dans tous les sens du terme !
Entre deux balades, nous naviguons au beau milieu des cultures flottantes (constituées de longues perches en bambou soutenant les tapis flottants de végétation) sur lesquelles poussent fleurs, tomates et autres fruits et légumes. Ici l'engrais est naturel, on récupère les algues et les excréments ! Dans le village de Naug Taw, le monastère tout en bois du XIXème siècle retiendra toute notre attention. Discrètement notre visite est accompagnée et rythmée par une litanie de mantras récités par les moines bouddhistes, ce qui lui confère un peu plus d'austérité et de « spiritualité ». De Nyaungshwe, notre pied à terre, nous louerons aussi des vélos pour sillonner la campagne. La culture de la canne et la fabrication du sucre est la principale activité. Nous avons pu assister à toutes les étapes et entre deux, le va et vient des charrettes à bœufs chargées de matière première. Ici, il semble que le temps s'est arrêté, il nous faut pourtant continuer notre chemin...
Après notre petite semaine sur le Lac Inlé, le retour dans le bruit, l'agitation et la pollution sur MANDALAY, sans grand intérêt d'ailleurs, est assez difficile. Seul le site d'Inwa, ancienne capitale royale Birmane au XIVème siècle, sa campagne et ses différents temples vaut le détour. Petit avant goût de notre troisième étape : BAGAN et sa myriade de temples et de stupas dispersés sur des kilomètres sur des terrains sabloneux et arides (c'est la région la plus sèche du pays). Le paysage assez magique et fabuleux ressemble un peu à une champignonnière. Ce site est à l'origine d'une ferveur religieuse des rois successifs de Bagan, lesquels firent élever plus de 4 000 temples entre le XIème et le XIIIème siècle. Aujourd'hui essentiellement de construction en brique et en stuc, seul environ 2000 sont répertoriés, entretenus et restaurés plus ou moins en bonne et due forme. Aussi, pourtant classé au patrimoine de l'Unesco, les fresques de certains d'entre eux sont remarquables mais malheureusement en décrépitude. Avec parcimonie et en prenant notre temps, nous pénétrons dans l'histoire de ces temples et parfois nous accédons par de étroits escaliers, à un ou deux niveaux supérieurs d'où l'on surplombe cette plaine parsemée de ces architectures en forme conique. Les couchers de soleil sont féeriques.
Notre première approche sur la Birmanie se termine le sourire aux lèvres, même si nous avons pu constaté parfois le « petit côté pervers » à une plus grande ouverture à l'économie du tourisme.
Pour nos déplacements, nous avons opté pour des trajets en bus uniquement (A notre grande surprise, plutôt confortables en général voir très modernes !), trajets plus longs soit, mais il faut tenir compte du côté archaïque dont les routes sont élaborées. Ici, l'équivalent de la DDE n'existe pas. Tout est fait à la main, les roches sont pilonnées, ensuite tamisées avant d'être étalées sur le sol puis recouvertes à l’arrosoir d'une couche ou deux de goudron. Seule mécanique à la chaine, le rouleau compresseur ! Malgré cela, nous retiendrons la gentillesse et les sourires des Birmans.

A suivre....





vendredi 16 décembre 2011

Sawatdee khrap !


Pour la deuxième fois, depuis 2007, nous posons le pied sur le sol THAÏLANDAIS.

Nous survolons les environs de Bangkok où les stigmates de la grande mousson sont encore bien présents. Chaque parcelle est plus ou moins inondée et en ville, les sacs de sable et murets protègent encore les entrées des commerces. Compte tenu des actualités, une certaine appréhension nous envahie : comment allons nous retrouver cette capitale ? Quels sont les problèmes sanitaires ? … Nous pouvons constater que seuls les abords de la Chao Phraya (fleuve traversant la ville) sont encore les pieds dans l'eau. Malgré la crainte de la grande marrée, les Thaïlandais gardent le sourire car le soleil est de retour et le niveau des eaux commence à baisser. Cependant, certains habitants des quartiers les plus reculés de la ville sont « les laissés pour compte » vivant dans des conditions des plus précaires. Leurs maisons de bois sur pilotis se dressent dans des eaux stagnantes où les enfants s'adonnent à leurs jeux quotidiens et les adultes à la pêche. D'autres ont préféré investir les quais de gare ou les toits de certains bâtiments en dur. Mais la vie continue …

Nous y restons une dizaine de jours avant de rejoindre en train Chiang Mai, au nord du pays pour entamer notre périple à vélo en compagnie de Nicolas (un ami anglais rencontré en Nouvelle-Zélande) et pour y retrouver Alain et Chantal, deux amis Rennais en vadrouille en Asie du Sud-Est. Nous flânons à travers la vieille cité pour contempler les différents temples bouddhistes. Sur le marché du dimanche soir, nous ne manquons de savourer la variété de la cuisine Thaï, sans oublier de préciser les deux mots « maï phet (non épicé) » sinon nos papilles vont nous en vouloir !! En matière de délices, le « Fruit Shake » ou la salade de fruits digne de ce nom, sont nos « pêchés mignons » au quotidien sur le marché.

En chemin lors de notre voyage à vélo, nous faisons étape dans les cités antérieures au Royaume de Siam (1350-1767): Si Satchanalaï et Sukhothai à la redécouverte notamment des parcs historiques où nichent différents temples incontournables et majestueux,  classés au patrimoine de l'Unesco. Dans un autre registre, mais pour notre plus grand plaisir, nous passerons la nuit dans le « Centre de Conservation des Eléphants Thaïlandais » (à 30 km au Nord de Lampang) où nous sommes accueillis par une famille de Mahouts (Cornacs), nous pouvons ainsi assister aux différentes démonstrations de pachydermes âgés de 3 à 40 ans. Le thème central étant les techniques traditionnelles d'exploitation forestière pratiquées auparavant dans le pays pendant des centaines d'années. En parallèle, leur délicatesse et leur côté artistique sont aussi au programme avec l'élaboration de peinture abstraite ou réaliste. De vrais artistes en herbe : impressionnant !

Il est temps de bifurquer vers l'Est et nous voilà « au fil du Mekong ». Bananiers (et leur magnifique fleur couleur pourpre), papayers, tamariniers etc, arborent notre route avec en arrière plan, ce fleuve mythique et légendaire. Malheureusement, les personnes vivant de ses ressources naturelles sont en danger, si le projet de barrages prévus par la Chine est réalisé. Aussi, nous sommes surpris du développement démesuré de certains axes routiers inexistants lors de notre premier passage il y a 4 ans seulement. Où sont passés les petits marchands de fleurs de la région de Phu ruea, « Au Revoir » l'ambiance calme, paisible et décalée du village de Chiang Kan devenu la destination phare des « bobos » Thaïlandais » en pleine frénésie consommatrice (boutiques souvenirs et défilé de 4X4 plus rutilants et monstrueux les uns que les autres!!!).

Toutefois, ce pays reste et restera nous l'espérons le « Pays du sourire ». Nous n'oublierons pas ces échanges furtifs sur le bord de la route, ces encouragements sympathiques et la générosité débordante des marchandes de fruits nous offrant tantôt des bananes, tantôt des ananas ou des mangues. Nous garderons également en mémoire La Rencontre la plus touchante, insolite et inopinée de ce voyage : une journée en compagnie de Thaïlandais et surtout d'une nonne et de 5 moines bouddhistes. Ils ont décidé de parcourir 2 600 kilomètres à vélo afin de symboliser et de célébrer les 2 600 ans du bouddhisme, tout en essayant de véhiculer l'image du « retour aux choses simples de la vie ». Ils nous ont invité à nous joindre à eux pour la journée et nous avons partagé leur unique repas quotidien. Après leur sieste nous avons repris tous ensemble la route et nous avons entamé la descente vertigineuse vers Tha Li à travers de somptueux paysages montagneux avant de nous séparer. Mais nous les avons recroisé plusieurs fois sur la route avant notre arrivée, quelques jours plus tard, sur Nong Khai, ville frontalière avec le Laos. En tout cas, nous n'oublierons jamais ces compagnons de voyage...


BONUS : nous avons trouvé ces images d'archives du siècle dernier assez intéressantes et nous vous invitons à (re)découvrir Bangkok à cette époque.


 




samedi 19 novembre 2011

« Intermède à Hong Kong... »


Après nos pérégrinations Népalaises, nous changeons de cap, direction le territoire de Hong Kong pour une petite semaine. Gros choc culturel et retour à un mode de vie plus aseptisé. Déjà à l'aéroport nous apercevons une petite dame en train de dépoussiérer les plantes vertes !!!. Une heure de bus nous sépare de Kowloon (30 000 hab/km²), auto-ponts et axes routiers s'entrecroisent, nous longeons les reliefs montagneux et surplombons la Mer de Chine méridionale et ses docks où des milliers de containers attendent d'être embarqués ou débarqués. Et pour cause, pendant notre séjour à Hong Kong nous sommes plongés dans le « Temple de la Consommation ». De multiples centres commerciaux se succèdent ponctués d'échoppes, de restaurants et de boutiques en tout genre. Et visiblement, le luxe a sa raison d'être !!! Mais derrière ces façades chics et high-tech, les coulisses de cette « Ville tout en Lumière » sont parfois effrayantes, nous pouvons aisément le constater en empruntant la cage d'escalier de l'immeuble qui héberge notre petite « Guest House », plutôt que l'ascenseur très sollicité. L'état de délabrement et la moisissure sur les murs nous font froid dans le dos, nous croisons les doigts pour qu'il n'y ait pas d'incendie. Sans parler de l'exiguïté des lieux, il y a de quoi être claustrophobe !!! Nous nous empressons d'aller découvrir la ville by night. A 5 minutes à pied, nous arrivons sur l'Avenue des Stars, croisette le long de la mer avec vue sur Hong Kong Island, jalonnée d'étoiles comme sur « Hollywood Boulevard » et ces noms célèbres, Jackie Chan, Chow Yun Fat et la statue de Bruce LEE. A la tombée de la nuit, la magie commence a opérer et à 20 heures « The show must go on » avec le son et lumière journalier. Il faut se rendre aussi sur l'autre rive et atteindre le Peak d'où l'on domine la baie, vue imprenable et étourdissante sur cet ensemble architectural de tours, tel un jeu de dominos à la verticale scintillant. Bref, nous avons fait notre lumière sur cette ville de Hong Kong...