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samedi 12 mai 2012

Selamat Datang ! Bienvenue


Hibiscus, fleur emblème du pays

Située sur les anciennes « routes des épices et de la soie », la Malaisie fut la convoitise de plusieurs royaumes ou dynasties du 16 au 19ème siècle, dont la couronne d'Angleterre. Entre temps, les Portugais (1511 à 1641) puis les Hollandais (1641 à 1824) ont également essayé de s'approprier une « part du butin ».
Aujourd'hui, toutes ces influences sont présentes et l'architecture en témoigne encore. Deux belles illustrations : la ville de Georgetown sur la presqu'île de Penang, au nord ouest de la péninsule Malaise et Malacca, au sud ouest. Aussi, le pays se divise en trois communautés : Malaise, Chinoise et Indienne et plusieurs religions se distinguent : musulmane, bouddhiste - taoïste et hindouiste. Parfois dans une même rue on peut trouver une mosquée, un temple chinois et, ou hindou voir une église. Dans le centre ville, tout d'abord le quartier « Little India » très coloré (boutiques de tissus pour saris, temples ...), odorant (échoppes où se mélangent les différents condiments et épices + leurs multiples restaurants), et animé (kiosque à musique de Bollywood tonitruante). Deuxième ambiance un peu plus calme « China Town », avec notamment de superbes Temples comme nous n'en avions jamais vu. De plus, les anciennes bâtisses du début du siècle dernier ont été bien conservées, certaines en cours de restauration, aujourd'hui d'ailleurs classées au patrimoine de l'Unesco. Les rues sont de véritables petits musées à ciel ouvert ! Nous aimons aussi allez prendre le frais sur la « jetty », petites ruelles lacustres où logent des familles de pêcheurs, avec vue sur le port, Butterworth et le pont de 14 km qui nous sépare du « continent ». Pour une vue plus aérienne, nous empruntons le funiculaire qui nous permet l'ascension à prêt de 833m d'altitude sur Penang Hill. De la haut nous dominons toute la façade est de l'île et ses grattes ciel sur fond de mer. L'ensemble nous rappelle un peu la vue du « Peak à Hong Kong ». De plus, nous avons la possibilité de nous balader à pied loin de l'agitation et du bruit. Pour abréger sans parler du parc national et des petits villages de pêcheurs, Penang est une île dans laquelle nous nous sommes éternisés un peu plus que prévu (12 jours au lieu de 4), malgré le tremblement de terre que nous avons ressenti le premier jour (11 Avril 2012) ! Mais auparavant, notre entrée en matière dans le pays a commencé par Kota Bharu (au nord est), ville très musulmane et réputée pour ses concours de chants d'oiseaux (du Bulbul Orphée) et son marché. Ensuite, petite semaine de détente et de plage sur la plus grande des îles Perhentiane. Changement de décors et de température, plus vert et montagneux, dans le centre du pays : Cameron Highlands et ses cultures de thé en terrasses : paysages géométriques et harmonieux, un vrai régal pour la pause thé-riz-thé ! La culture de la fraise y est aussi déclinée dans tous ses aspects (fruit, confiture, sirop, mais aussi sac, porte clé, chausson...). Après nous nous dirigeons un peu plus vers l'ouest, direction la « région de Pérak », dont Ipoh la préfecture et Kuala Kangsar dite « la ville royale », où séjourne en résidence secondaire le Sultan et sa famille. Malgré son charme, Kuala Kangsar est très peu touristique ou tout du moins, en dehors des circuits à notre grande surprise. Et pourtant, c'est une petite ville très accueillante et chaleureuse. Pour l’anecdote nous y avons joué à la pétanque avec des locaux très doués et acharnés, ils nous ont offert le couvert et le petit déjeuner du lendemain : « Oh bonne Mère, ils nous ont battu mais quel souvenir ! ».
Immanquablement, Kuala Lumpur fera parti de notre itinéraire, d'autant plus que nous arriverons juste le jour de la naissance de la petite Cheng Xii, (né un mois ½ avant terme) fille de Chung et Yong, couple de Malais rencontrés à Rennes et que nous avions hébergés lors de leur retour à vélo depuis l'Angleterre. Après cet heureux événement, nous sommes allés à la découverte de cette capitale en pleine effervescence, nous avons pu assister à une grande manifestation qui s'est déroulée une bonne partie de la journée. A plus grande échelle, nous retrouvons la configuration des « 3 quartiers communautaires » et surtout de grands « shopping malls » (centre commerciaux) dont le « Suria Mall » au dessus duquel se dressent les deux fameuses Tours Pétronas. Œuvre architecturale contemporaine de Cesar PELLI (Argentin) et inaugurée en 1998, ces deux tours de 452 métres de hauteurs sont encore plus majestueuses et imposantes vue de nuit. Mais ce sera une petite mise en bouche avant notre arrivée sur Singapour.
Melaka ou Malacca, petite sœur de Gorgetown, se différencie toutefois par son influence Portugaise et Hollandaise. D'ailleurs un cours d'eau traverse le centre ville, le long duquel il est possible de se balader sur les berges d'où on peut contempler différentes fresques contemporaines et ou boire un verre et se restaurer. Cette atmosphère lui confère un côté très Européen et un charme bien à part. Merci encore à notre père aubergiste (ancien enseignant) qui nous a fait la grâce d'une matinée guidée par les chemins de traverses et avec tout son cœur.

Si l'on devait résumer ce pays en quelques mots, nous dirions : melting-pot, harmonie et gentillesse mais surtout, très bon accueil.






mardi 10 avril 2012

On dirait le Sud... !!!


Pour ce voyage, nous avons raccroché nos vélos et de ce fait, nous allons rejoindre le sud de la Thaïlande et ses fameuses plages idylliques tant vantées des magazines et des reportages télévisés. En effet, jusqu'à présent, nous avions sillonné essentiellement le long du Mékong, côté rural bien moins connu et plus reculé du pays. Après une journée de transition à Bangkok, nous montons dans un train, direction le sud. Cinq heures plus tard, nous approchons les premiers rivages de la mer de Chine, premiers complexes touristiques à l'horizon ; nous venons de passer la station balnéaire de Hua Hin réputée pour ses spots de surf. Pour notre première étape et suite aux conseils d'un ami voyageur, nous préférons nous arrêter sur un site beaucoup moins prisé. Ambiance petit port de pêche, calme et tranquille. Au petit matin, de retour de leur pêche nocturne, les bateaux sont à quai et la balade le long du port est investie par les étals de poissons notamment les calamars en train de sécher au soleil levant. D'ailleurs nous ne manquerons pas de déguster poissons et fruits de mer fraîchement pêchés et cuisinés avec amour sur le front de mer. Un vrai Régal et que du Bonheur... !! (Nous n'oublions pas non plus de remercier Pakdee et ses amis qui nous ont invité à dîner. Soirée très sympathique et conviviale. Belle rencontre une fois de plus en Thaïlande.)
Composée de 3 baies, nous découvrons jour après jour les environs de PRACHUAP KHIRIKHAN qui offre de belles plages, un beau point de vue panoramique et un parc naturel protégé « grâce » à la présence d'une base militaire. Un centre d'étude analyse également le niveau de la montée des eaux, le site étant sur la langue la plus étroite de la Thaïlande. Pour l'anecdote, il est aussi possible de côtoyer des primates, plus précisément des Gibbons, lesquels sont beaucoup plus trognons et amicaux que les macaques.

Une semaine plus tard, changement de lieu et tout autre ambiance. Façade Ouest, nous sommes cette fois-ci sur la mer d’Andaman à KRABI. Nous choisissons de loger à Krabi town pour plus de tranquillité par rapport à Ao Nang, la cité balnéaire par excellence. Mais il faut reconnaître que les environs sont assez fabuleux. Inutile de s'attarder ici dans les descriptifs, le site et les photos ont déjà fait le tour du monde. Bref, on y était …. !


mercredi 21 mars 2012

Mengala-ba !


La Birmanie est le pays de l'Asie-du-Sud-Est qui nous suscitait le plus de curiosité : enclavé entre l'Inde, la Chine et la Thaïlande, ancienne colonie anglaise (de 1824 à 1947) et plusieurs récits de voyage plutôt enchantés et enchanteurs, sans parler de certains événements d'actualité.
« RANGOON » est notre première étape. Mégalopole de plus de 4 millions d'habitants, noyée dans l'agitation des rues, où nous pouvons déjà constater un métissage et une ambiance hindou/asiatique très prononcée. Nous essayons d'appliquer, non sans difficulté, nos quelques rudiments de la langue Birmane, mais la communication sera très vite établie avec de beaux et grands sourires. Sur la plupart des joues et même le bout du nez, le Thanaka est de rigueur (extrait de l'arbre, crème hydratante naturelle et protectrice des rayons du soleil) sous cette chaleur écrasante. La curiosité et l'échange sont au rendez-vous. Véritable grand marché à ciel ouvert, les rues sont inondées d’étals. La nouvelle technologie (téléphone portable et appareil photo) commence à prendre place parmi les objets de récup', les vendeurs de jus de canne à sucre ou de bétel (les crachats rougeâtres maculent les rues) et d'ustensiles en tout genre. Par contre, le poste de téléphone public en pleine rue est assez amusant !
Mais après quelques jours passés en ville, il nous tarde d'aller découvrir l'arrière pays et notamment les deux destinations phares.
Pour commencer, nous passerons une semaine dans le centre du pays sur le « LAC INLE ». L'atmosphère est beaucoup plus paisible et reposante, les soirées sont fraîches. Nos 3 sorties sur le Lac à la découverte des différents villages lacustres et leurs différents marchés nous permettent d'en apprendre un peu plus sur la vie locale de campagne et d'apprécier leurs différents artisanats. Nous nous attarderons surtout à  In Phaw Khone  réputé pour ses ateliers de métiers à tisser d'un autre temps, avec une superbe mécanique tout en bois huilé sur lesquels de jeunes ouvrières, avec une grande dextérité, beaucoup de mérite et souvent pour un salaire dérisoire, créent de magnifiques étoles en soie et en lotus. Le marché de Nampam sera notre préféré, le plus coloré et le plus animé avec ses étales de fruits et légumes à la « bidoche » en passant par les épices et la vannerie. En fin de matinée, à l'arrière « boutique », certains marchands ont tout remballer et recharger leurs marchandises sur des charrettes tractées par deux bœufs ou sur des « mono-tracteurs ». La scène est assez artisanale dans tous les sens du terme !
Entre deux balades, nous naviguons au beau milieu des cultures flottantes (constituées de longues perches en bambou soutenant les tapis flottants de végétation) sur lesquelles poussent fleurs, tomates et autres fruits et légumes. Ici l'engrais est naturel, on récupère les algues et les excréments ! Dans le village de Naug Taw, le monastère tout en bois du XIXème siècle retiendra toute notre attention. Discrètement notre visite est accompagnée et rythmée par une litanie de mantras récités par les moines bouddhistes, ce qui lui confère un peu plus d'austérité et de « spiritualité ». De Nyaungshwe, notre pied à terre, nous louerons aussi des vélos pour sillonner la campagne. La culture de la canne et la fabrication du sucre est la principale activité. Nous avons pu assister à toutes les étapes et entre deux, le va et vient des charrettes à bœufs chargées de matière première. Ici, il semble que le temps s'est arrêté, il nous faut pourtant continuer notre chemin...
Après notre petite semaine sur le Lac Inlé, le retour dans le bruit, l'agitation et la pollution sur MANDALAY, sans grand intérêt d'ailleurs, est assez difficile. Seul le site d'Inwa, ancienne capitale royale Birmane au XIVème siècle, sa campagne et ses différents temples vaut le détour. Petit avant goût de notre troisième étape : BAGAN et sa myriade de temples et de stupas dispersés sur des kilomètres sur des terrains sabloneux et arides (c'est la région la plus sèche du pays). Le paysage assez magique et fabuleux ressemble un peu à une champignonnière. Ce site est à l'origine d'une ferveur religieuse des rois successifs de Bagan, lesquels firent élever plus de 4 000 temples entre le XIème et le XIIIème siècle. Aujourd'hui essentiellement de construction en brique et en stuc, seul environ 2000 sont répertoriés, entretenus et restaurés plus ou moins en bonne et due forme. Aussi, pourtant classé au patrimoine de l'Unesco, les fresques de certains d'entre eux sont remarquables mais malheureusement en décrépitude. Avec parcimonie et en prenant notre temps, nous pénétrons dans l'histoire de ces temples et parfois nous accédons par de étroits escaliers, à un ou deux niveaux supérieurs d'où l'on surplombe cette plaine parsemée de ces architectures en forme conique. Les couchers de soleil sont féeriques.
Notre première approche sur la Birmanie se termine le sourire aux lèvres, même si nous avons pu constaté parfois le « petit côté pervers » à une plus grande ouverture à l'économie du tourisme.
Pour nos déplacements, nous avons opté pour des trajets en bus uniquement (A notre grande surprise, plutôt confortables en général voir très modernes !), trajets plus longs soit, mais il faut tenir compte du côté archaïque dont les routes sont élaborées. Ici, l'équivalent de la DDE n'existe pas. Tout est fait à la main, les roches sont pilonnées, ensuite tamisées avant d'être étalées sur le sol puis recouvertes à l’arrosoir d'une couche ou deux de goudron. Seule mécanique à la chaine, le rouleau compresseur ! Malgré cela, nous retiendrons la gentillesse et les sourires des Birmans.

A suivre....





vendredi 16 décembre 2011

Sawatdee khrap !


Pour la deuxième fois, depuis 2007, nous posons le pied sur le sol THAÏLANDAIS.

Nous survolons les environs de Bangkok où les stigmates de la grande mousson sont encore bien présents. Chaque parcelle est plus ou moins inondée et en ville, les sacs de sable et murets protègent encore les entrées des commerces. Compte tenu des actualités, une certaine appréhension nous envahie : comment allons nous retrouver cette capitale ? Quels sont les problèmes sanitaires ? … Nous pouvons constater que seuls les abords de la Chao Phraya (fleuve traversant la ville) sont encore les pieds dans l'eau. Malgré la crainte de la grande marrée, les Thaïlandais gardent le sourire car le soleil est de retour et le niveau des eaux commence à baisser. Cependant, certains habitants des quartiers les plus reculés de la ville sont « les laissés pour compte » vivant dans des conditions des plus précaires. Leurs maisons de bois sur pilotis se dressent dans des eaux stagnantes où les enfants s'adonnent à leurs jeux quotidiens et les adultes à la pêche. D'autres ont préféré investir les quais de gare ou les toits de certains bâtiments en dur. Mais la vie continue …

Nous y restons une dizaine de jours avant de rejoindre en train Chiang Mai, au nord du pays pour entamer notre périple à vélo en compagnie de Nicolas (un ami anglais rencontré en Nouvelle-Zélande) et pour y retrouver Alain et Chantal, deux amis Rennais en vadrouille en Asie du Sud-Est. Nous flânons à travers la vieille cité pour contempler les différents temples bouddhistes. Sur le marché du dimanche soir, nous ne manquons de savourer la variété de la cuisine Thaï, sans oublier de préciser les deux mots « maï phet (non épicé) » sinon nos papilles vont nous en vouloir !! En matière de délices, le « Fruit Shake » ou la salade de fruits digne de ce nom, sont nos « pêchés mignons » au quotidien sur le marché.

En chemin lors de notre voyage à vélo, nous faisons étape dans les cités antérieures au Royaume de Siam (1350-1767): Si Satchanalaï et Sukhothai à la redécouverte notamment des parcs historiques où nichent différents temples incontournables et majestueux,  classés au patrimoine de l'Unesco. Dans un autre registre, mais pour notre plus grand plaisir, nous passerons la nuit dans le « Centre de Conservation des Eléphants Thaïlandais » (à 30 km au Nord de Lampang) où nous sommes accueillis par une famille de Mahouts (Cornacs), nous pouvons ainsi assister aux différentes démonstrations de pachydermes âgés de 3 à 40 ans. Le thème central étant les techniques traditionnelles d'exploitation forestière pratiquées auparavant dans le pays pendant des centaines d'années. En parallèle, leur délicatesse et leur côté artistique sont aussi au programme avec l'élaboration de peinture abstraite ou réaliste. De vrais artistes en herbe : impressionnant !

Il est temps de bifurquer vers l'Est et nous voilà « au fil du Mekong ». Bananiers (et leur magnifique fleur couleur pourpre), papayers, tamariniers etc, arborent notre route avec en arrière plan, ce fleuve mythique et légendaire. Malheureusement, les personnes vivant de ses ressources naturelles sont en danger, si le projet de barrages prévus par la Chine est réalisé. Aussi, nous sommes surpris du développement démesuré de certains axes routiers inexistants lors de notre premier passage il y a 4 ans seulement. Où sont passés les petits marchands de fleurs de la région de Phu ruea, « Au Revoir » l'ambiance calme, paisible et décalée du village de Chiang Kan devenu la destination phare des « bobos » Thaïlandais » en pleine frénésie consommatrice (boutiques souvenirs et défilé de 4X4 plus rutilants et monstrueux les uns que les autres!!!).

Toutefois, ce pays reste et restera nous l'espérons le « Pays du sourire ». Nous n'oublierons pas ces échanges furtifs sur le bord de la route, ces encouragements sympathiques et la générosité débordante des marchandes de fruits nous offrant tantôt des bananes, tantôt des ananas ou des mangues. Nous garderons également en mémoire La Rencontre la plus touchante, insolite et inopinée de ce voyage : une journée en compagnie de Thaïlandais et surtout d'une nonne et de 5 moines bouddhistes. Ils ont décidé de parcourir 2 600 kilomètres à vélo afin de symboliser et de célébrer les 2 600 ans du bouddhisme, tout en essayant de véhiculer l'image du « retour aux choses simples de la vie ». Ils nous ont invité à nous joindre à eux pour la journée et nous avons partagé leur unique repas quotidien. Après leur sieste nous avons repris tous ensemble la route et nous avons entamé la descente vertigineuse vers Tha Li à travers de somptueux paysages montagneux avant de nous séparer. Mais nous les avons recroisé plusieurs fois sur la route avant notre arrivée, quelques jours plus tard, sur Nong Khai, ville frontalière avec le Laos. En tout cas, nous n'oublierons jamais ces compagnons de voyage...


BONUS : nous avons trouvé ces images d'archives du siècle dernier assez intéressantes et nous vous invitons à (re)découvrir Bangkok à cette époque.