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vendredi 9 septembre 2011

Bulgarie...



Après notre entrée par les « Portes de fer » et après quelques étapes à vélo plutôt monotones (longues lignes droites et plaines à perte de vue),  nous sommes passés côté Bulgare.
De plus, la haute fréquentation touristique du mois d'août le long de la Mer Noire, synonyme de grand trafic sur les routes, de tarifs d' hébergement beaucoup plus élevés, de campings bondés …, nous avons décidé de modifier notre itinéraire.
Bulgarie : ce pays nous évoquait notre enfance et « le problème de la fameuse vache  la Noirode » (dans l'île Aux Enfants »), qui devait y aller pour faire du yaourt ?!!, le « Mystère des Voix bulgares » ou bien encore les origines de Sylvie Vartan et rien de plus ...
C'est donc par la façade nord, le long du Danube, région la plus pauvre du pays, que nous l'avons abordée. Puis par le centre dans la « Vallée des Roses » pour terminer par la capitale, Sofia, et en chemin, visites de monastères orthodoxes. Nous avons emprunté des routes dans un très mauvais état,  tout en relief,  très peu fréquentées mais où la circulation  est plutôt sage et respectueuse à notre égard.
Comme beaucoup d'ex-pays du bloc de l'Est, et la Bulgarie en particulier, elle semble coincée entre deux mondes économiques. D'un côté, de vieilles bâtisses communautaires en béton, froides et sans âmes trônent encore dans les villes et villages.  Les troupeaux sont encore gardés dans leur pâture par leur propriétaire, le fourrage est transporté dans une charrette en bois tractée par un âne ou un petit cheval (mais l'on croise aussi de grandes moissonneuses)... Et de l'autre, fast-food et boutiques de prêt à porter de grandes enseignes sont bien présents dans les rues commerçantes.
Mais c'est ce côté un peu décalé de l'arrière pays qui nous a séduit, préférant se poser quelques jours dans ces villages un peu reculés où le temps semble s'être arrêté. Et en bonus, nous avons eu un Accueil aussi chaleureux qu'en Serbie.
Nous avons été très touchés par ces deux pays, lesquels sont sans hésiter, nos deux gros coups de cœur sur notre parcours de l'EuroVélo6.


mercredi 27 juillet 2011

Accueillante et chaleureuse SERBIE...



Après une douzaine de jours en Hongrie, nous avons franchi notre premier poste frontière : « Dobro Dôsli  în Srbija! » Bienvenue en Serbie ! Etranges sensations, des images, d'une actualité pas si ancienne, reviennent à la surface, tout se bouscule dans la tête.... Mais très vite une certaine appréhension va disparaître devant tant de gentillesse, d'accueil chaleureux et de générosité des Serbes. Illustration : sur le bord de la route nous nous sommes arrêtés pour acheter des abricots. Non seulement, le maraicher n'a jamais voulu que l'on paie, mais en plus il nous a offert près de deux kilos de brugnons avec insistance. Depuis la frontière nord, à travers les villes et villages, les églises Orthodoxes nous ont suscitées pas mal d'intérêt et d'émotion. Très chaleureuses rencontres avec les « gardiens » qui nous ont ouvert leur lieu de culte. De construction récente,  très sobres avec de magnifiques tableaux d'icônes très colorées, peintes ou sculptées. Un pope nous a gracieusement offert de l'encens qu'il avait rapporté tout droit de Bethléem.
A Novi Sad, nous avons retrouvé Anne-Cécile une Costarmoricaine et étudiante Rennaise installée pour enseigner le français dans le cadre d'un volontariat Européen pendant un an. Avec elle nous avons découvert cette ville plutôt sympathique, dynamique et très agréable. Première approche de la culture serbe,  une découverte culinaire. Nous avons dégusté le fameux « Burec » (prononcez Bourec, c'est bon et ça bourre!!) sorte de tarte en pâte feuilletée fourrée au fromage, à la viande ou à la pomme et  généralement consommée avec un yogourt qui se boit ici en Serbie.
Quant à Belgrade, nous y sommes restés 3 jours le temps de s'imprégner un peu de l'atmosphère de la capitale Serbe dans laquelle les stigmates de la guerre se font rares (quelques immeubles bombardés en contrebas du centre ville), mais visiblement aujourd'hui c'est un passé révolu. Par contre, au niveau architectural, nous l'avons trouvée un peu triste, elle nous fait encore grise mine malgré quelques ensembles assez intéressants. De la forteresse, vue imprenable sur le Danube et les environs. Lieu de retrouvailles pour les citadins autour d'un verre ou de flânerie à la fraîche . Pour la parenthèse, la partie la plus belle de tout notre itinéraire à vélo sur l'EuroVélo6, c'est le parcours côté Serbie et spécialement dans les gorges.
Nous avons pu remarqué, du côté féminin comme du côté masculin, que les serbes sont en général, très élégants et très élancés sans oublier leur nature spontanée, accueillante et généreuse. Pour résumer la Serbie  : générosité, simplicité et chaleur humaine avec un seul mot d'ordre « polako !  », « doucement ! ». Bref, un pays à visiter et où il fait bon prendre son temps.... 

Notre quatrième pays : la Hongrie...



Suite de notre progression à travers l'Europe : la Hongrie. Premier pays hors monnaie Européenne (250 Forins pour 1 Euro), dont l'échéance la plus tardive est souhaitée. Après avoir quitté la Slovaquie, les itinéraires proposés le long du Danube sont de plus en plus rares, souvent des pistes non praticables avec des vélos chargés. Nous avons été contraints alors d'emprunter les axes routiers plus fréquentés, nous déroutant complétement des bords du Danube.
Nous avons pédalé pendant des kilomètres à travers les champs de maïs et de tournesols, cultures principales du pays. De plus, les températures ont été très élevées (jusqu'à 40°C), nous avons dû nous imposer un rythme beaucoup plus matinal (levée à 4H30/5H) afin de rouler à la fraîche et d'apprécier une bonne sieste à l'ombre d'un arbre avant d'entreprendre toute autre activité. Dur, dur la vie de cyclistes !!

samedi 9 juillet 2011

Budapest...



Nous sommes arrivés à plus de la moitié du parcours de l'Euro-vélo6 (2 700 km) et c'est avec délectation que nous nous sommes installés pour quelques jours dans la capitale Hongroise. De plus, nous avons trouvé un « petit paradis » . Nous longeons dans un camping familial très bien aménagé, fonctionnel et sécurisé (réservé aux deux roues) situé à 5mn à pied d'une bouche de métro.
Budapest : et au milieu coule le Danube... Sur la rive Est, Pest, bordée par le Parlement, dominant fier et droit l'entrée de la ville, le quartier plutôt chic des ambassades puis, en arrière plan, les quartiers commerçants plus animés. A l'ouest, sur la colline,( une fois que vous avez franchit le superbe pont métallique « Le Pont des Chaînes »), Buda où se nichent le Château royal (de style néo-baroque, rénové au 18/19ème siècle), l'église St Matthias (transformée en mosquée sous l'occupation Turc). Une toute autre ambiance, un peu semblable à la butte de Montmartre à Paris avec une superbe vue panoramique sur Pest depuis le « Bastion des pêcheurs ».
Cet ensemble qui compose la ville de Budapest est assez surprenant, mélange de style et d'époque. Dans chaque rue, des myriades de petits détails architecturaux très intéressants vous interpellent et vous invitent régulièrement à lever le bout du nez.
Bien entendu, il aurait été dommage de quitter la ville sans avoir profiter du bien-être des fameux bains de Budapest. Véritable  institution pour les Hongrois, nous  sommes allés goûter les bienfaits curatifs ;  passant dans des eaux de 20° à 38°C, et pour les plus érudits, un sauna ou un hammam d'aromathérapie, dont le plus élevé pouvait atteindre les 95/100°C (nous nous sommes contentés d'une température à 68°C!!). Pour terminer, vous vous retrouvez dans les bains extérieurs au milieu de ces beaux bâtiments construits sous l'occupation Romaine et Ottomane. Au bord du bassin, des joueurs d'échecs sont très concentrés sur leur partie. Nous étions dans les bains les plus populaires « Széchenyi » de Budapest, un vrai régal...