« Veux-tu vivre heureux ? Voyage avec deux sacs, l'un pour donner, l'autre pour recevoir. » (Goethe)
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lundi 25 avril 2016
dimanche 15 décembre 2013
Île de Tenerife
Pour vous déplacer sur
l'île, louer une voiture n'est pas très onéreux et le carburant
est beaucoup moins cher que sur le continent européen. Toutefois, un
petit conseil, faites votre réservation à l'avance sur Internet car
vous risquez de vous cassez le nez à votre arrivée à l'aéroport
(ce fut notre cas, plus de voiture de disponible). A savoir,
Tenerife est également très bien desservie par le réseau de bus
Titsa (Bus : guagua, prononcez
wawa!) et le taxi reste correcte. Quant à
l'hébergement, nous avons réservé nos deux maisons (en total
indépendance) + grande terrasse avec vue sur mer, montagnes et
le El Teide pour un budget non prohibitif. Plutôt intéressant, car
ne l'oublions pas, nous sommes toujours en Europe !
Ma cousine et moi sommes
allées de mi-novembre à début décembre, le temps était mitigé
mais avec des températures plutôt clémentes (18° à 23°C).
Tenerife est d'ailleurs surnommée « l'île du Printemps
éternel », nous avions oublié que nous étions bientôt à
Noël !
Bref, une bonne petite
parenthèse sur l'île de Tenerife sur laquelle nous reviendrons pour
notre plus grand plaisir d'autant que nous n'avons pas eu le temps
d'embarquer à bord d'une de ses nombreuses goélettes pour aller
observer les dauphins et baleines visibles tout au long de l'année
(unique au monde). Ou encore, une incursion sur une des autres
5 îles (La Palma, Fuertaventura, Lanzarote, La
Gomera, Gran Canaria ou El Hierro) que composent les Canaries.
dimanche 5 août 2012
Douce France... !
Encore quelques coups de pédales
et nous franchissons la pancarte « Frantzia », nous voilà en
« Pays basque » à Hendaye. Malheureusement, la grisaille nous poursuit, nous
n’avons pas pu la laisser à la frontière !!! Nous sommes le 16 juillet et la couleur de fond est toujours
aussi grise qu’une journée automnale, d’ailleurs nos organismes commencent à
fatiguer un peu. Nous décidons de passer quelques jours à Ascain (joli petit village)
à 6 kms de St Jean de Luz. On en
profite pour se balader et pour visiter les alentours notamment Biarritz où les touristes s’évertuent à
se rendre sur la plage avec leur serviette vêtus toutefois d’une petite
laine ! Quand au petit train de la Rhune, inutile de s’y attarder, les rails et la locomotive sont dans les
nuages…
Vent dominant : sud-ouest. Autant en profiter
pour traverser les Landes. Etape de + de 100 km dans la journée, de toute façon
le paysage est désolant et il porte encore les stigmates du cyclone Klaus
de 1999. Des hectares de pins ont
quitté le décor qui ressemble de nouveau à l’époque pré-Napoléonienne. Désormais,
Il nous faut rejoindre la Gironde. Nous sillonnons à travers les vignes de
grands crus tel Pauillac mais à la
flotte et sous la flotte !!! Nous ferons étape dans la non moins célèbre (pour son caractère architectural et ses bons
vins) petite cité : St-Emilion où
les touristes, amateurs et grands connaisseurs de vin viennent « s’émoustiller » les papilles. Pour notre
part, inutile de penser à faire des réserves dans les sacoches pour notre cave
ou nous allons devoir doubler d’efforts dans les montées ! Surtout qu’il
nous reste encore du chemin à parcourir… Pour pimenter un peu notre étape, une
petite escapade à Espelette avant de
se diriger vers la Charente, Charente-Maritime
via Cognac. Puis, les Deux-Sèvres,
la Vienne Poitiers et Angle-sur-Anglin classé comme l’un des
plus « Beaux villages de France », L’Indre et les Etangs de Brenne avant de retrouver les
bords de Loire Chambord, Beaugency puis Orléans (ville qui nous a
agréablement surprise depuis son réaménagement). Dernière étape chez notre couple d’amis,
lesquels ont partagé avec nous et en tandem ce nouveau voyage à vélo. Par contre, comparer à notre traversée de la
France le long des fleuves, il est préférable à un itinéraire sur route où
force est de constater que les automobilistes français sont les moins respectueux
et les plus agressifs au volant sur l’échelle de notre voyage en Europe ! Aussi
pour l’anecdote, nous avons été jetés comme des malpropres pour avoir oser
s’abriter d’une bonne averse sous un préau, privé soit. Mais nous avons déjà
rencontré ce cas de figure à l’étranger et l’hospitalité a toujours été
compatissante et chaleureuse. « Douce
France (la, lala, lala…) bercée de tant d’insouciance… aux clochers aux maisons
sages… »… Charles est-ce toujours d’actualité ??!! Mais nous ne devons pas nous arrêter
sur cette fausse note, l’hexagone a heureusement encore beaucoup de charme à
nous offrir. Le « Tour de France » en est l’exemple concret et sa
célébrité parle pour Elle (France) !!!
Bueno Camino !
Vendredi 15 juin : mer peu
agitée, temps calme… depuis St Nazaire nous voilà à bord du navire qui nous
débarquera à Gijon en Espagne (dans les Asturies). Notre itinéraire à vélo n’est pas encore établi mais notre premier objectif sera Santiago de Compostela (St Jacques de Compostelle). Nos efforts
auront raison de ses monts, ses montagnes et ses cols (+ de 900 / 1000m d’altitude) qui s’enchainent les un(e)s après
les autres dans cette région des Asturies. Péniblement mais surement, sur notre
vélo chargé nous pédalons sur les pas de nombreux pèlerins en quête de
quiétude, de spiritualité ou tout simplement pour « faire le vide ».
Notre point commun : l’effort et la progression sur le chemin. Notre
différence : les ampoules aux pieds pour les marcheurs et le mal au
derrière pour les cyclistes (Et les
« cyclos-pèlerins », sont de plus en plus nombreux). Aussi pour
le plus grand désagrément des marcheurs, nous pouvons constater qu’il y a
beaucoup d’étapes sur le bitume et quelque soit le chemin emprunté (Camino francès, primitif ou norte).
Alors, nous les croisons souvent d’un pas parfois un peu boiteux mais
décidé ; mutuellement nous nous encourageons « Bueno Camino ! »
(Bon Chemin !). Nous tâcherons au maximum le soir de faire étape dans les
auberges réservées aux pèlerins d’autant plus que le temps n’est pas vraiment
de la partie et les campings en général assez onéreux (20 à 30€ pour 2 pers.). Alors, contre 5€/personne, et sur
présentation de notre créanciale nous partageons les dortoirs qui ne sont pas
encore bondés en cette saison. La simplicité, l’esprit d’échange et de
convivialité sont au rendez-vous et le matérialisme au placard. Bien entendu,
il faut toutefois composer notamment avec les ronfleurs et les bouchons à
oreille sont alors indispensables ! Le seul mot d’ordre : les
chaussures à l’extérieur de la « chambrée » ! Mais nous aurons
l’occasion de dormir dans un lieu très insolite et fabuleux : le Monastère
d’origine médiévale de Sobrado Dos Monxes.
Etape plutôt originale !
St Jacques de Compostelle nous
voilà ! Le samedi matin, nous prenons le temps de méditer et d’observer
tous ces pèlerins le sac encore sur le dos franchir le porche de la cathédrale.
Le temps du recueillement et des larmes est au rendez-vous … Mélange d’amertume
et de joie peuvent se lire sur les visages sur le fait d’avoir enfin accompli
« son voyage ». Mais pour notre part, il nous faut reprendre le Chemin
du retour, nous connaissons déjà en partie l’effort que nous devrons accomplir.
Nous emprunterons le « camino del
norte » (chemin du nord) via Sobrado dos Monxes et Abadin puis la côte Atlantique toujours
aussi escarpée via Ribadeo, Gijon, Santander et San Sebastian avant
de franchir la « frontière » et la ville de Hendaye.
Nos coups de cœur : Saint
Jacques bien sur mais aussi, la ville d’Aviles à l’ouest de Gijon ou bien encore Comillas
à l’est (et « Le caprice »
de Gaudi, l’un de ses premiers travaux).
Pour résumer, la Galice et surtout les Asturies nous aurons séduit malgré la
difficulté dans les reliefs qui dessinent ces deux régions. Elles nous dressent de superbes tableaux naturels
assez préservés et plutôt très tranquilles contrairement à la côte
méditerranéenne. Nous avons traversé de
nombreux hameaux, villages agrémentés de
leurs séchoirs en bois « sur pilotis » et en toit de lauze
pour la plupart très bien conservés. Souvent les rapaces sont venus planer au dessus de notre « équipée à vélo » et la brume
du matin nappant la vallée nous offrait un décor parfois surréaliste. Bref, une facette de l’Espagne un peu plus méconnue
mais qui en vaut le détour.
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